le jeu de peindre
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Lorsqu’un être humain, quel que soit son âge, son origine, son sexe, sa formation… | |
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…se retrouve avec d’autres dans un lieu, chacun pour soi et pourtant en commun,… | |
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…dans un lieu très particulier : rien n’y détourne la concentration, aucun obstacle, rien n’enferme ; ce lieu qui nous est familier à notre insu,… | |
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…alors, cet être humain commence à jouer. Plongé en lui-même au milieu des autres personnes, grandes et petites, qui en font autant. Il prend le pinceau, le trempe dans la peinture, choisit ce qui lui plaît… | |
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…et trouve, tout seul, ce qu’il lui faut, son besoin le plus profond. Ce besoin se révèle, devient clair, fidèlement, selon la personnalité de chaque individu. | |
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Cela peut être de l’attention, le Jeu ou la détente, le plaisir, la reconnaissance ou alors simplement de l’espace – beaucoup d’espace. | |
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Dans ce lieu, chacun reçoit et trouve ce qu’il recherche, ce dont il a besoin, en toute simplicité. De la critique – jamais. Point de jugement, de commentaire, de félicitations. Rien qui puisse détourner de l’authentique. Ainsi, chacun développe un sentiment sûr de ce qui procède de lui-même. | |
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Ici, toute chose a sa place. Y règne l’ordre requis pour la communauté que forment les individus. | |
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En pleine liberté et pourtant protégé, des formes et des couleurs commencent à apparaître sur le papier, jaillies du plus profond de notre être – l’origine de notre créativité. | |
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Ce n’est plus l’image qui importe mais l’action, la pratique du Jeu : l’expression de nos besoins profonds. Cette expérience est essentielle, nécessaire pour devenir et vivre comme un être libre, autonome et en pleine santé. | |
Illustration: Gerd Klietsch









